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« Mon nom est Léon, Nettoyeur de Réputation ! »

1 mars 2010 vu 806 fois 7 commentaires

Article rédigé par Anne-Lise Sellier,

étudiante en M2 Communication 360° et Marketing Interactif.

« Un service client lamentable. Ce premier voyage avec Eurostar sera le dernier ». Voila ce que l’on peut lire sur la page Facebook du groupe Eurostar. 18 et 19 décembre 2009, l’entreprise se heurte à des problèmes techniques qui empêchent ses wagons de relier Paris. Des centaines d’usagers, Smartphone au poing, sont parés pour protester…

Avec les nouvelles générations de mobiles est née la possibilité de communiquer partout, à n’importe quel moment. Ce qui ne facilite pas la tâche des entreprises. Elles courent, elles courent les e-rumeurs !

« Nous sommes dans une ère de communication, une ère de la rumeur, où tout est écrit, et tout reste », constate Jean-Paul Busnel, consultant en communication de crise.  Aujourd’hui on communique en temps réel sur tous les sujets et à tout moment. L’impact est exponentiel car l’information est instantanément relayée sur les différents médias sociaux. Facebook compte aujourd’hui plus de 350 millions d’utilisateurs dans le monde.  Bref, une fluidité de l’information record et des retombées qui se « mondialisent » à une vitesse incroyable.

Aussi quand, mi-décembre, Eurotunnel connaît des difficultés techniques pour amener à bon port  75 000 passagers, à 6 jours du réveillon de Noël, les usagers ne se sont pas passés de commentaires ! Ils se sont défoulés sur la Toile laissant derrière eux des messages visibles par tous, et lourds de conséquences.

Alors comment contrôler la e-reputation?

On assiste à l’émergence d’une compétence primordiale pour les annonceurs. Son nom, digne d’un film d’action : Nettoyeur / Rdresseur de réputation. Un nom qui peut faire sourire et pourtant…

Prenons l’exemple d’AstonWood, agence de communication parisienne, qui dès 2005 a créé Alter Buzz, un service permettant de contrôler la e-réputation. Ce service est proposé à la marque pour remédier à des messages négatifs. Le principe est de chercher des occasions de prises de paroles pertinentes. L’objectif est d’intervenir au nom de l’entreprise pour répondre de manière valorisante et utile.

Il semble encore prématuré que les entreprises y consacre un poste à temps plein. Cependant, au regard de l’évolution du web, cette fonction va probablement s’étoffer au rythme du développement fulgurant des possibilités d’Internet et de celui des réseaux sociaux. De véritables connaissances et de vraies compétences, dans le domaine du redressement et du nettoyage de la e-reputation pourraient s’avérer être d’un bon secours ! Peut-être une création de métier en perspective ! Surtout lorsqu’on sait que 67 % des dirigeants d’entreprises sont inquiets pour leur e-réputation car conscients des conséquences négatives sur leur performance économique1.

Nettoyeur / Redresseur de réputation, un poste à pourvoir ? Une compétence à exploiter ? à développer dans les agences ? Quoiqu’il en soit les marques vont devoir s’adapter aux réseaux sociaux « mondialisateurs » et aux Smartphones « hyper-réactifs » qui ont le pouvoir de mettre leur image en péril.

Nettoyeur / Redresseur de réputation, un poste à construire !

1 Etude « Risky Business : Reputations Online » réalisée par l’agence de Relations Publiques Weber Shandwick.

7 commentaires »

  • HENRY a écrit:

    Bravo Mademoiselle Sellier
    j ai beaucoup aimé votre article
    Persévérez dans l écriture
    Nadine HENRY

  • Alice a écrit:

    Quelle différence entre un « nettoyeur de réputation » et un community manager?

  • Anne Lise Sellier a écrit:

    Le nettoyeur de réputation intervient en aval, c’est à dire une fois que le mal est fait. Il est notamment sollicité en cas de crise comme je l’explique au sujet d’Eurostar dans mon article. Le community manager a surtout pour mission de mettre en relation la marque et sa communauté. Il est surtout là pour informer, expliquer, conseiller.
    Cependant on pourrait imaginer que le community manager étende ses compétences en exerçant la fonction de redresseur / nettoyeur de réputation.

    J’espère avoir répondu à votre question…
    N’hésitez pas à réagir !

  • Alice a écrit:

    Oui, merci.

    (ps: tu peux me tutoyer!)

  • admin a écrit:

    JB Plantin Directeur Internet, Consultant Web, Expertise Web2.0, a réagit à l’article d’Anne-Lise Sellier en proposant une contre analyse du billet que je vous invite à consulter : http://bit.ly/9t6aXc

  • Anne Lise Sellier a écrit:

    Bonjour,

    Je vous ai répondu, à la suite de votre article.

  • Patrick a écrit:

    Bonjour,

    J’ai lu avec intérêt votre billet.

    Le « nettoyage de réputation » est une solution séduisante, de prime abord. Pas de trace, pas de preuve.

    Sauf que Google ne retire rien, et garde tout. Même en cache. Et si le site litigieux n’est pas trouvable sur Google, il existe des sites spécialisés dans le débusquage de ces sites effacés.

    De ce fait, plutôt que d’effacer, ce qui est toujours préjudiciable à la réputation de l’entreprise, les professionnels préconisent la génération de contenu, par des sites Internet, des blogs, des interventions sur les fora, sur les réseaux sociaux, sur Twitter…de manière à envoyer le contenu négatif le plus loin possible dans les tréfonds du classement. En plus, ces interventions émanant de l’entreprise elle même ont le mérite de faire cesser très rapidement les controverses.

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