Ces investisseurs qui font l’économie numérique
L’incontournable développement à Nantes de l’association Atlantic 2.0, témoigne de la bonne santé de l’économie numérique dans la région. Start up, e-commerçants et autres web agencies se développent aux quatre coins des Pays de la Loire. Les investisseurs semblent donc séduits par le potentiel de cette nouvelle économie. Mais cette croissance soudaine ne risque t’elle pas de s’essouffler rapidement et qui sont ceux qui alimentent cet eldorado numérique?
L’Etat, principal mécène de cette nouvelle économie
Le spectre de l’éclatement de la bulle internet il y a 10 ans a inévitablement changé la donne en matière de financement de l’économie numérique. Les projets se doivent désormais d’être sécurisés en amont sous peine de rester définitivement à l’état virtuel.Pour cela il faut donc trouver des financements viables.
Ils sont trois principaux types d’investisseurs à faire vivre aujourd’hui, l’économie numérique française.
D’abord l’Etat ou plutôt les financements publiques qui représentent pas moins de la moitié du financement de l’innovation en France. Et ce, à toutes les étapes du cycle de vie d’une entreprise. En amont, lors du montage financier, avec toute une panoplie d’aides au financement symbolisées par le grand emprunt numérique, mais également par les structures publiques ou semi publiques, véritables aubaines pour l’entrepreneur en recherche de partenaires fiables (Assedic, Oseo, France Initiatives etc).
En aval également, lorsque le projet est lancé. Dispositifs fiscaux ou crédits impôts recherches complètent ainsi l’investissement public. L’analyse d’Olivier Ezratty, consultant pour les Start Up et bloggeur réputé, résume le poids du financement publique dans l’innovation. «En tant qu’entrepreneur, lorsque la première année vous dépensez 2 euros en recherche et développement, l’Etat vous en rembourse 1». http://www.oezratty.net/wordpress/
Business Angels et impôts sur la fortune
Ensuite les sociétés de financement ou investisseurs en capital risque qui participent aussi largement à la croissance numérique actuelle. Le portefeuille de ces investisseurs spécialisés que l’on retrouve surtout dans les secteurs de la technologie, de l’information et des biotechnologies, est souvent composé de nombreux projets en cours. Les retours sur investissement de projets fructueux servent ainsi à financer ceux qui ont plus de difficulté à décoller. Google et Skype sont deux des plus grands succès du capital risque. L’Etat est également présent dans ce mode de financement via la caisse des dépôts qui aliment un tiers du capital risque français.
Enfin, les derniers acteurs du financement de l’économie numérique sont des particuliers au fort potentiel d’investissement. Certains financent gracieusement des projets en devenir principalement pour se dédouaner au maximum de l’ISF. D’autres, ces fameux Business Angels, s’investissent plus en profondeur, en apportant de l’argent frais mais également en mettant leurs compétences et leur réseau au service de jeunes entrepreneurs prometteurs.














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