Home » A la Une, Communication, Dernièrement, Web

Les marques face au « réseautage » : passer du buzz à la stratégie relationnelle.

8 février 2010 vu 2 291 fois 3 commentaires

Article rédigé par Maxime Baumard

« Actuellement en Master 2 management de la communication, option Communication 360 et marketing interactif, à Sciencescom, je suis passionné par le web et l’évolution qu’il apporte aux métiers de la communication.  »

Vous pouvez me retrouver sur mon blog, ou je partage des liens, textes et images pour mieux appréhender le web. ( maximebaumard.tumblr.com ).

Suivez moi également sur Twitter : twitter.com/maximebaumard

Ne regardez pas le dialogue, participez-y !

Selon une étude menée par Universal McCann, dans 31% des cas, quand un blogeur s’exprime c’est sur un produit, une marque ou une entreprise.[1] A la vitesse où se propage l’information sur le web, si les marques ne parlent pas d’elles, d’autres s’en occuperont !

Avant d’acheter, le consommateur va suivre les petites graines laissées par les autres internautes. Internet devient ainsi un immense terrain de jeu pour les communicants et les marques vont devoir repenser leur stratégie marketing.

Selon l’étude Internet Spend Social Networks mené par Nielsen, l’année 2009 a connu une augmentation de +119% d’investissements publicitaires sur les blogs et réseaux sociaux. On y apprend également que lorsque les internautes surfent, 17% de leurs temps est accordé aux réseaux sociaux. Aujourd’hui Facebook représente la navigation d’un site sur cinq aux États-Unis et Twitter a connu une envolée de sa fréquentation entre 2008 et 2009 de +1300%. Les réseaux sociaux ne sont en réalité qu’un melting pot des mouvances actuelles du web, reprenant le concept de partage et de dialogue. La devise de l’internaute des années 2010 sera : « donnez, partagez, soyez des ressources ! »

Les publicitaires voient ici une nouvelle opportunité répondant à l’objectif de base de la publicité : être présent là ou les consommateurs potentiels le sont ! Les blogs, les wikis et les réseaux sociaux vont devenir une interface privilégiée facilitant la prise de décision des consommateurs en matière d’achats.

De la logique de «buzz» avec un grand temps fort limité largement expérimentée ces dernières années, il est temps de penser à une stratégie relationnelle dans le temps. La meilleure façon d’influencer est d’avoir une présence à long terme et une présence active et non pas de réactive.

Contrairement à la télévision ou aux autres médias « traditionnels », le web est un média où l’audience se gagne au mérite. Il faut désormais offrir un service ou un contenu de valeur à l’internaute pour qu’il nous autorise à entrer en relation avec lui. Les marques doivent savoir ce qui se dit sur elles, mais à défaut de tout maîtriser, elles vont devoir prendre part aux conversations existantes ou encore créer la conversation et engager le dialogue.

Prendre la parole, mais pour dire quoi ?

Cette évolution amène à se questionner sur le rôle même du communicant, qui tend à devenir un pro de la relation plus qu’un pro du marketing. Au delà d’une créatrice de produit, la marque devient une créatrice de relation. Mais que doit contenir cette relation ? A l’heure ou le consommateur revendique sont «indépendance» , on peut se poser la questions de ses attentes en terme de relation marque-consommateurs. Réagissent-ils simplement au meilleur où à ce qui le stimule le plus ?

Écoutez, participez, partagez…

La mutation de nos métiers continue, nous sommes dans l’ère de la communication de l’attention et de la réputation où les consommateurs décident s’ils veulent vous écouter. Ce sont les marques les plus aptes à changer, évoluer, se réinventer et surtout à écouter qui s’en sortiront le mieux…

Etes vous prêts pour la mutation ?

[1] Source Universal Mc Cann – Interviews réalisées entre novembre 2008 et mars 2009 auprès de 22 729 internautes âgés de 16 à 54 ans dans 38 pays dont 1 022 en France

Quelques liens pour aller plus loin :

3 commentaires »

  • Touzé a écrit:

    Ecoutez, écoutez, il en restera toujours quelque chose !
    Car entrer dans la conversation ouvre un champs tellement vaste que des troupes entières seraient nécessaires pour maintenir le dialogue.Voir l’interview de Guillaume du Gardier, digital média manager Ferrero dans CBwebletter du 1er février. (http://cbwebletter.fr/2010/02/01/comment-ferrero-observe-ses-22-millions-de-fans/#more-2786)

  • Da Costa a écrit:

    Bonjour à tous,

    Tout d’abord, j’ai apprécié lire votre article, surtout venant de la part d’un étudiant.
    Cependant, je souhaite réagir au premier commentaire. Je rejoins votre avis sur le fait que l’écoute devient essentielle aujourd’hui (surtout que les outils le permettent). Bien évidemment, comme vous le dites, « des troupes entières seraient nécessaires pour maintenir le dialogue ». Mais aujourd’hui ce n’est pas forcement de dialogue qu’il faut parler, mais plutôt d’influence, de communauté et d’échange. Si la marque ne se contente que d’écouter, très certainement, elle en apprendra beaucoup ; mais aux yeux de ses consommateurs, rien n’aura changé et l’impression de «monologue» persistera. Je pense donc que même réagir peu, est plus efficace que seulement écouter et ne pas réagir du tout.

    Qu’en pensez-vous ?

    Cordialement à vous

    V.Da Costa

  • Maxime Baumard (author) a écrit:

    Bonjour,

    Je me permets de réagir à vos commentaires. Tout d’abords je ne pense pas qu’il faille faire de choix entre écouter et participer au dialogue, mais bel et bien que c’est deux choses sont liées l’une à l’autre. La stratégie de seulement laisser les internautes s’exprimer, sans que la marque soit partie prenante des conversations, c’est placer la marque comme seulement initiatrice des conversations, or, à mon sens, ce que demande aujourd’hui les internautes aux marques ou autres institutions, ce n’est pas d’être irréprochable dans leur prise de parole, mais c’est surtout de l’engagement.

    Elle demande en effet de ne pas seulement ouvrir une porte aux internautes pour qu’ils puissent s’exprimer, mais de pouvoir mettre en  œuvre les demandes remontées par les clients grâce aux conversations engagées. La meilleure opération d’une marque ne fonctionnera pas si derrière il n’y pas cet engagement volontaire que prend la marque lorsqu’elle souhaite faire des ses clients plus que de simples clients.
    Il ne faut pas créer le dialogue pour créer le dialogue, mais cela doit avoir un réel objectif, un engagement en vers le consommateur.

    En tout cas, je vous remercie pour votre participation et vos réactions à la suite de cet article.

    N’hésitez à continuer la discussion !

    Cordialement,

    Maxime Baumard

Postez votre réponse !

Ajoutez votre commentaire ci-dessous. Vous pouvez aussi recevoir les commentaires de cet article via RSS.